Ton enfant qui fait une crise (de bacon)

Ton enfant qui fait une crise de bacon - À lire sur Je Materne

 

T’es sûr que tu vas en rire plus tard, mais pour le moment c’est pas super drôle et t’angoisses à fond:

Ton enfant est en train de péter une crise en plein milieu de ton salon, ou d’un rayon.

Tu le prenais avec un grain de sel jusqu’à temps que ça t’arrive une fois, puis à répétition. Mais là, ça presse, t’as besoin d’une solution. Parce que t’as plein de compassion pour ton enfant et que t’es tanné qu’on te fasse des yeux ronds.

Dans notre culture occidentale, on prend pour acquis le Terrible Two, le Threenager, le Fudging Four (quand on devient parent on devient pro aussi des mots de substitution), et même les crises d’ado, tant qu’à y être.

Alors que, ça pourrait te surprendre, mais dans la majorité des autres cultures on n’en fait pas tout un plat. Même que souvent, ça n’existe pas.

Qu’est-ce qu’ils font comme actions bienveillantes qu’on pourrait adopter nous aussi? Quelles solutions pourraient t’aider à mieux accompagner ton enfant? Voici quelques pistes.

 

1. Laisser sortir l’émotion et l’accompagner

 

Avant quelques années ton enfant aura de la difficulté à reconnaître et réguler ses émotions. C’est un apprentissage qui fait partie de son développement normal.

Donc s’il vit une frustration, il est probable que le seul moyen de «se soulager» qui lui est facilement accessible est de laisser sortir ses émotions comme sa colère ou sa peine sous forme de pleurs, cris et coups.

Dans ces moments tu peux l’accompagner par ta présence, en le serrant dans tes bras par exemple si c’est possible, ou en étant juste à côté. Sentir qu’il a quelqu’un dans «son camp» peut faire un monde de différence.

Dans la parentalité continuum, ou la parentalité naturelle, on comprend qu’il n’est pas normal pour lui de se faire plaindre, ou d’en faire trop. S’il comprend, on peut parler avec lui dans un moment plus calme de la meilleure façon de se comporter la prochaine fois:

«Plutôt que de taper ton frère quand ça ne fonctionne pas, viens me voir quand tu n’as pas trouvé de solution. On pourrait regarder ça ensemble,» par exemple.

 

2. Donner plus de liberté, d’interactions avec les pairs, et d’espace à découvrir

 

Les cultures où les enfants sont épanouis ont beaucoup de proximité au besoin ET de liberté.

Les jeux des tout-petits se font souvent par exemple dans un endroit surnommé « le terrain mère » (motherground), qui est assez sécuritaire, dégagé, près des adultes.

Les enfants jouent ensemble, mais toujours à portée de voix des parents.

Vérifier si vous laissez assez de liberté d’exploration à votre enfant est un autre point à étudier. Est-ce qu’il a accès à vos activités, à un grand espace pour jouer dehors, à un grand espace à l’intérieur de votre lieu de vie, à assez de compagnons de jeux?

Ses crises pourraient vouloir dire qu’il réclame plus de liberté ou de stimulation.

 

3. Au besoin, établir des limites claires et consistantes

 

Parfois, un enfant veut tester les limites. Il veut savoir jusqu’où il pourra aller avant que son parent prenne le lead. Parce qu’il s’attend à avoir un leader par son continuum. S’il ne le trouve pas, il essayera de combler ce vide… en «enfant roi» peut-être?

Si ça semble être le cas, entends-toi avec l’autre parent pour avoir un minimum de limites qui sont les mêmes et que vous allez affirmer quand ça sera le temps, comme les bonnes manières à table ou lorsque vous recevez de la visite.

 

4. S’attendre que notre enfant est bon et qu’il nous écoutera

 

Est-ce que tu t’es déjà fait avoir par les attentes que quelqu’un avait envers toi et que tu te sentais obligé d’écouter?

Dans la culture occidentale, on a comme attente que les enfants, c’est bruyant, ça désobéit, et autres.

Mais qui aimerait se faire coller une étiquette comme ça? Quelle jeune personne aime penser qu’elle est fondamentalement mauvaise?

Essaie de partir avec la croyance, fondée selon plusieurs, qu’un humain est à la base fondamentalement bon. Et que ton enfant voudra t’écouter si tu lui demandes quelque chose.

Ça pourrait tout changer pour vous.

 

5. Prévenir

 

Un des meilleurs trucs que je fais quand je sors avec mes enfants est que j’informe de la situation, ce qui se passera, et comment on aimerait qu’ils agissent. Savoir ces informations au milieu d’un petit stress de nouveauté peut faire la différence entre une sortie plaisante, ou non.

Ensuite, si ton enfant est encore petit, peut-être que tu pourrais réfléchir aux crises potentielles et comment ne pas les attirer. On peut faire petits changements qui sont plus respectueux du développement des enfants en y pensant bien, comme demander lorsqu’on va en visite d’enlever les bibelots par exemple.

Ne t’en fais pas si tu dois y réfléchir souvent, avec le temps ça deviendra une seconde nature, et les crises seront moins fréquentes.

Et au lieu de vous stresser ou vous obstiner, vous pourrez passer ensemble du temps de qualité.

 

Ressources

L’Académie pour parents : Si t’as besoin de plus d’information ou que tu veux changer ta vie de famille pour le mieux

J’ai 2 ans, papa et maman

La méthode #1 pour régler les crises criantes de ton enfant

 

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Marie-Eve Boudreault

Fondatrice et rédactrice en chef chez Je Materne | This Parenting Thing
Marie-Eve Boudreault est au quotidien maman de 4 petites merveilles et la fondatrice de Je Materne. Elle est bachelière en sociologie, blogueuse famille depuis 8 ans, et coach familiale dévouée. Pour profiter de son expertise, recevoir des informations sérieusement géniales, créer un plan d'action personalisé inspiré, et partager avec une super tribu privée: deviens le meilleur parent pour ton enfant avec notre Académie pour parents
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