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Un truc presque miraculeux pour aider tes enfants à s’apprécier

Un truc presque miraculeux pour aider tes enfants à s'apprécier - À lire sur Je Materne!

Bien avant de rencontrer mon homme, je rêvais d’une maison remplie de fous rires et d’amour. Je voyais déjà la tablée immense quand les enfants allaient y amener leurs conjoints et leur marmaille.

Et puis j’ai rencontré mon prince charmant et j’ai vite su que c’était lui qui serait assis au bout de la table. Il se voyait, lui aussi, entouré d’enfants. Ses rêves étaient même plus grands que les miens à l’époque!

Les enfants sont arrivés, les uns après les autres, tout doucement.

Les plus grands ont toujours été heureux d’accueillir un nouveau bébé.  Nous n’avons jamais vécu la jalousie des aînés, au contraire, c’était l’amour fou! S’ils avaient eu le moindre droit de regard sur la décision, il y aurait eu au moins un ou deux autres bébés dans notre famille déjà nombreuse.

Mais notre conte de fée a perdu quelques « bling-bling » au fil du temps.

Maintenant qu’ils grandissent, ils développent leurs propres identités, leurs caractères.  Leurs goûts sont de moins en moins communs. Ils s’affirment, trop souvent au détriment des autres. Les chicanes, les disputes, les prises de bec sont devenues quotidiennes entre eux.

Notre belle famille nombreuse est devenue de moins en moins unie. 

Le plus grand devient de plus en plus solitaire et indépendant, il a oublié comment c’était d’être petit.  Ma fille n’apprécie plus la rudesse de ses frères et voudrait tellement une soeur (j’ai bien essayé de lui expliquer que ça ne serait pas nécessairement mieux!).  Mini veut jouer avec tout le monde mais les jeux tournent souvent au vinaigre… ou aux coups de pieds parce qu’il manque de patience.  Le petit dernier veut prendre sa place et en laisse très peu aux autres.

Oh ce n’est pas comme ça tout le temps.

Le samedi matin, quand on dort encore, ils s’entendent rapidement sur une émission ou un film à écouter et l’un d’eux prépare des bols de céréales (pas de lait) pour les autres et on ne les entend pas du tout.  Quand ils ont tous envie de jouer aux Shopkins ou au Grossery Gang en même temps, on peut les entendre rire de bon coeur.

Mais ils n’ont pas de grandes effusions les uns envers les autres, sauf peut-être avec le petit dernier, ou alors ils n’ont pas leurs élans d’amour en même temps ce qui fait que ça se termine souvent en « Arrête, lâche-moi! » quand l’un d’eux s’approche un peu trop de l’autre.

C’est comme s’ils étaient tous désaccordés et qu’il était impossible de leur faire jouer la bonne note tous en même temps.

J’ai dû me rendre à l’évidence: malgré tout ma bonne volonté et ma vision utopiste de la vie de famille, je ne peux pas obliger mes enfants à s’aimer. Ou plutôt je ne peux pas les convaincre qu’ils s’aiment plus qu’ils ne le pensent.

Je réalise que les clichés qui disent « couple fort, famille unie » ou encore que ça ne prend que beaucoup d’amour de la part des parents pour souder la famille, eh bien ce n’est pas vrai!

Tout ça pour dire que j’ai eu envie de positif dans notre famille.  Du vrai positif qui remplit le coeur de bonheur pendant plus que 3 minutes.

J’ai eu envie qu’on prenne le temps de s’arrêter et de se dire qu’on s’apprécie malgré toutes nos chicanes et nos impatiences.  J’ai eu envie qu’on puisse garder une trace pour les journées plus difficiles, les journées de doutes.  J’ai eu envie de garder des preuves à leur remettre sous le nez quand ils allaient s’insulter à grands coups de « Je ne t’aime pas. »

Ma méthode?

Nous nous sommes tous assis autour d’une grande feuille de papier, et j’y ai dessiné un tableau avec nos 6 prénoms à l’horizontal et à la verticale. Chacun devait donner une qualité pour chacun membre de la famille, incluant lui-même, et nommer une activité qu’il aime faire avec cette personne.

Il n’était pas question de critiquer ou de dire quelque chose de négatif, on en parle déjà bien assez.  Ça devait être absolument positif.

Ma fille en avait long à dire sur chacun et a rapidement rempli sa ligne.

Le plus grand était plutôt fermé au départ mais j’ai opté pour lui donner du temps sans le brusquer. Je lui ai simplement fait remarquer que les autres avaient beaucoup de positif à dire sur lui, qu’ils aimaient beaucoup jouer avec leur grand frère, que ça devait être agréable à entendre et que nous aussi on avait envie d’entendre ce qu’il avait à dire de nous.  Il a compris qu’on ne jugerait pas et qu’il ressortirait quelque chose de positif de tout ça.

Ça fût un long exercice: 30 minutes pour remplir le tableau. Et pourtant, personne n’a été impatient, au contraire.

Du bonheur… du grand bonheur à l’état pur pour mon coeur de maman! 

 

Aussi paru sur Mes Billets Doux.

Véronique Fournier

Véronique Fournier

Blogueuse Récits de parents chez Je Materne
Bachelière en enseignement primaire et préscolaire, enseignante de français langue seconde auprès des militaires, Véronique est avant tout amoureuse folle de son homme. Ils sont parents de 5 enfants dont un couple de jumeaux: un garçon plein de vie et une fille qui a mis ses ailes à la 24e semaine de grossesse.

Écrivaine refoulée, blogueuse dans l’âme sur Mes Billets Doux, c’est avec grand plaisir qu’elle a envie de partager ses Récits de parents, entre autres ceux dont on ne parle pas assez.
Véronique Fournier

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