L’affirmation de soi dans la bienveillance

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L’affirmation de soi est un enjeu majeur pour des nouveaux parents. Tu as eu à faire face à des proches qui étaient en désaccord avec ton maternage de proximité? Tu as des amies qui te réclament des services régulièrement et tu ne sais comment leur répondre que ça ne te tente pas? Tu es le genre de maman toujours prête à aider les autres et qui s’oublie dans le brouhaha des demandes?

Comment apprendre à dire « non » à des demandes qui nous exaspèrent? Comment s’affirmer sans culpabiliser? On va essayer de décortiquer ensemble tout ça… je te dis pas que ce sera facile, mais c’est possible.

D’abord pense à une action concrète où tu as dit oui alors que dans le fond tu aurais aimé dire NON. Écris-la sur un bout de papier, sur un document Word, ou dans un joli cahier dans une première colonne.

Dresse la liste des besoins que tu as nourris en disant OUI à cette demande. Par exemple en allant aider mon amie à peinturer (même si ça ne me tentait pas) j’ai nourri un besoin de connexion avec elle.

Dans une colonne à côté mets les besoins qui auraient pu être nourris si tu avais dit NON. Par exemple: mon besoin de repos, de paix ou de légèreté auraient été grandement nourris si j’étais restée chez moi.

Retrouves-tu des besoins dans les deux colonnes? Si oui lesquels? Et dans ta vie au sens large quel est le besoin prioritaire dans la première colonne? Que pourrais-tu faire d’autres pour nourrir ce besoin autrement qu’en disant OUI à une activité qui ne te tente pas? Dans le fond l’exercice nous démontre que peu importe les choix que nous faisons nous avons des besoins comblés et non comblés peu importe notre réponse.

Si j’étais plus sage peut-être que j’apprendrais à répondre aux besoins les plus urgents au lieu de donner encore et encore et de devenir frustrée après les autres.

Quand nos proches se mêlent de notre vie, de l’éducation de nos enfants, de notre menu de la semaine (exemple ils nous disent de manger de la viande alors que nous sommes végés…) hé bien il est probable que l’on finisse par perdre patience. On devient irritée à force de leur répondre.

Premier truc: ne pas se justifier. On ne doit rien aux autres, encore moins si on n’habite plus chez nos parents hein!!!! Par exemple si j’explique de long en large que chez nous on mange de telle façon et qu’on aimerait bien être respectés… blabla bien il est probable que l’autre trouve des failles dans notre façon de faire. Vaut mieux apporter des faits: bon pour l’environnement, l’éthique, la santé. Et lui demander: en quoi et depuis quand ma santé te préoccupe-t-elle autant?

Deuxième truc: leur retourner la question. Par exemple quelqu’un souhaiterait que notre bébé dorme la nuit et nous suggère de le laisser pleurer. On peut lui demander en quoi est-ce que ça le dérange si on prend soin de notre petit humain puisque ce n’est pas lui qui se lève la nuit? Et ensuite parler des besoins de bébé. Et de nos besoins aussi comme parent.

J’ai vu au fil des décennies que plus on est en harmonie avec ses valeurs plus les gens vont vouloir en apprendre davantage sans nous achaler de manière inappropriée. Plus je suis ferme dans mes convictions et que je m’y tiens moins il n’y a de chance que les autres ne me respectent pas.

J’ai un bon exemple là-dessus. On a régulièrement tenté de donner des aliments que je ne considérais pas ok pour ma gang (on étant des proches de la famille). J’ai toujours nommé mon malaise et j’offrais des alternatives. Au début les questions revenaient souvent puis un jour les gens finissaient par s’adapter et achetaient ce qui nous convenait ou acceptaient qu’on apporte nos substituts sans chialer. Pourquoi? Parce que j’ai toujours tenu mon bout sans changer d’idée « pour leur faire plaisir ».

Rester dans la bienveillance fait aussi partie de mes valeurs. En parlant de mes besoins et de mes émotions je reste attentive à ce que je ressens et j’ai l’espace pour connecter aux autres par le fait même.

Je peux questionner les préoccupations des autres: par exemple demander ceciTu t’inquiètes que je ne dorme pas suffisamment la nuit si j’allaite mon bébé? Ou bien tu t’inquiètes que mon bambin manque de protéines s’il ne mange pas de viande? Serais-tu ouvert à lire des articles sur le sujet? Je pourrais t’en fournir aussi.

Voilà, j’ai entendu les questionnements de l’autre en les formulant de manière à ce qu’il se sente accueilli…

Pas de chicane dans ma cabane, pas de cochon dans mon salon. Dicton de mon enfance!

 

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Pascale Pouliot

Pascale Pouliot

Blogueuse Famille heureuse chez Je Materne
Mère de 9 enfants, végane, écolo et un peu timbrée (pleine d’humour), je suis retournée sur les bancs d’école en 2006 après un quart de siècle à materner la grande famille. Consultante familiale et conjugale, avec une approche modulée par le maternage proximal et la communication bienveillante, je suis disponible pour répondre à vos questions et pour vous accompagner dans un cheminement vers le mieux-être familial avec mes services Pascale Pouliot Coach familiale
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